ELECTION PRESIDENTIELLE DU 25 avril 2015 :

LE PEUPLE TOGOLAIS A LA VEILLE D'UNE NOUVELLE FORFAITURE ELECTORALE ?

Comme de tradition, le peuple togolais est appelé à participer à un scrutin savamment orchestré par les dignitaires et les obligés de la famille régnante des Gnassingbé.

Comme de tradition, l'agenda et le code de cette élection présidentielle émanent de la seule volonté des serviteurs du régime et de leurs conseillers déclarés et occultes, malgré les nombreuses manifestations de refus de l'opposition politique et des authentiques acteurs de la société civile togolaise réclamant d’abord les réformes attendues depuis 2006 !

Comme de tradition, le régime des Gnassingbé a reçu, à la veille de la date fatidique, l'onction des faiseurs de roi de la galaxie françafricaine : les représentants des officines habituelles ont validé la machinerie électorale concoctée par le pouvoir en place à Lomé, avec (comme toujours) quelques réserves marginales, qui ne remettent en cause ni la date imposée, ni le mode d'enregistrement et de remontée des résultats du scrutin, depuis les Comités Locaux jusqu'à la Commission Nationale en charge de l'élection.

Comme de tradition, les discours internationaux saluant la victoire du gagnant du scrutin sont déjà prêts. A quelques formules et virgules près, ce sont les mêmes litanies qui seront servies (sans vergogne) au peuple et aux démocrates togolais ainsi qu'à l'opinion internationale. Tout en reconnaissant à demi-mots les lacunes qui vont émailler son déroulement, le scrutin sera salué par la plupart des chancelleries. Pour faire bonne figure, ces discours concluront à l'impérieuse nécessité pour le « candidat sorti vainqueur des urnes » de travailler avec l'ensemble des acteurs politiques du pays à l'instauration de conditions et de méthodes électorales consensuelles…...pour les scrutins à venir !

Comme toujours, fidèle à sa légendaire tradition de refus des mensonges d’État et des mascarades électorales, le peuple togolais descendra dans la rue pour exiger que force reste à la transparence du scrutin, pour exiger que sa victoire ne lui soit pas volée !

Comme de tradition, la soldatesque soumise corps et âme à la dynastie régnante au Togo est certainement au garde à vous pour donner du canon afin d'étouffer toute velléité de contestation, qu'importe le nombre de morts !

Comme de tradition, les membres de la Commission « Vérité, Justice, Réconciliation » qui seront chargés de jeter le voile sur le sort de ces « morts post-électorales au Togo» sont déjà prêts à reprendre du service.

Allons-nous assister de nouveau, comme lors des précédentes présidentielles, aux mêmes scénarios surréalistes, et souvent macabres, écrits d'avance par des diplomates sortis des grandes écoles de la « république bananière », exécutés par des cupides ayant définitivement renoncé à toute idée démocratique au profit de leur peuple pour servir et entretenir avec zèle d'un système cynique et prédateur ?

Le peuple togolais va se rendre aux urnes, encore une fois, dans l'espoir dechasser démocratiquement une dictature qui le ronge au plus profond de son être depuis des décennies.

S'il s'avérait, cette fois encore, que mettre un bulletin dans l'urne ne suffit pas à atteindre ce but légitime, nul ne devrait l'empêcher demain de se donner tous les moyens constitutionnels pour y parvenir...

L'exemple héroïque du peuple burkinabé est encore frais dans la mémoire de tous les peuples d'Afrique et du monde !

Au Togo, le sang a déjà trop coulé, et jusque-là pour rien. Il est bien temps que toute cette longue et douloureuse période de sacrifices débouche enfin sur le salut public effectif des vaillantes populations togolaises de toutes les régions du pays.

Pour notre part, le panafricanisme conséquent nous appelle à notre devoir :

NOUS SOMMES AUX COTES DU PEUPLE TOGOLAIS ET DISONS HAUT ET FORT : STOP A LA DANGEREUSE FORFAITURE ÉLECTORALE PROGRAMMEE AU TOGO !

SOUTIEN SANS FAILLE AU PEUPLE TOGOLAIS QUI ASPIRE A LA LIBERTÉ ET A LA DÉMOCRATIE.

Le Bureau Exécutif de La Plateforme Panafricaine

et

Le Collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso.