G A R D O N S F E R M E M E N T LE C A P
APPEL AU SOUVERAIN PEUPLE TOGOLAIS !

Chers Patriotes de la Résistance !
Chers Compatriotes !
Nous pouvons lire sur notre monument de l’indépendance cette inscription : « Peuple togolais ! Par ta foi, ton courage et tes sacrifices la nation togolaise est née»
Cette inscription n’est pas composée de vains mots. Nous les avons expérimentés au cours de notre longue lutte pour notre liberté et l’alternance politique ; ils sont inscrits dans notre chair, au tréfonds de nous-mêmes. Nous savons ce que nos aînés ont enduré au cours des deux sortes de colonisation qu’ils ont subies et le prix élevé qu’ils ont payé pour l’indépendance de notre pays. Nous savons aussi que la liberté ne se donne pas, mais qu’elle s’arrache. Seule la lutte libère a dit Thomas Sankara. Rendus esclaves et misérables sur notre propre sol, nous avons enduré tant de souffrances, d’injustices et d’humiliations. Abandonnés des autres humains, notre triste sort a fini par attirer sur nous la compassion divine.

TOGO: LORSQU'UN BÉNINOIS FORCE NOTRE ADMIRATION

La crise togolaise, une crise de légitimité : un Président qui tue ses concitoyens est illégitime.

Par TOPANOU Prudent Victor K. Kouassivi, Maître de conférences des Universités, Ancien Garde des Sceaux du Bénin.

 

Depuis le mois d’Août dernier que la crise politique togolaise, plus que cinquantenaire, a repris de plus bel, resurgit le vieux conflit entre la légitimité et la légalité, entre une légalité douteuse (I) et une légitimité contestée (II).

I / Une légalité douteuse.

De façon systématique, les tenants du régime en place revendiquent pour eux et pour eux seuls la légalité qu’ils opposent aux contestataires. Et pourtant, ce sont ces derniers qui détiennent toujours, souvent ou parfois, la légitimité. La rhétorique est toujours la même, « j’ai été élu et au nom de cette élection j’ai tous les droits tout au long de la durée de mon mandat ».
Au nom de cette légalité que confèrent des Institutions entièrement mises en place par le régime en place et à qui les membres désignés vouent une entière allégeance, parfois contre leur gré et au péril de leur vie, voire de celle des membres de leurs familles, plus personne ne se préoccupe de l’application ou plutôt de la non application des accords politiques, notamment le fameux APG (accord politique global), signé et torpillé par le régime en place.

Lettre ouverte à SEM. Xavier Lapeyre de Cabanes,

Ambassadeur de France au Burkina Faso

 

Monsieur l’Ambassadeur,

Le 13 octobre 2017 vous avez accordé une interview à la chaîne Impact TV, diffusée sur le Faso.net le 16.

Comme beaucoup de Français résidant ici et d’amis Burkinabè, j’ai ressenti un malaise en la découvrant.

Ambassadeur de la France, il est légitime et infiniment respectable que vous exprimiez la position officielle de mon pays, qui, jusqu’à présent, nie toute responsabilité dans l’assassinat de Thomas Sankara. Mais la façon dont vous l’avez fait semble avoir heurté la sensibilité de nombreux compatriotes, comme d’amis du pays où nous vivons.

Dès le début de l’entretien vous donnez le ton : « Il y avait mille raisons burkinabè pour que les dirigeants de la révolution s’entretuent ».

« Demande à chaque institution : D’où viens-tu ? Demande à chaque institution : Qui sers-tu ? » Bertolt Brecht.
Par Olivier DOSSOU FADO – 28/12/2016
Historique ! Voilà comment fut qualifiée la visite d’Etat de Macky Sall en France du 19 au 23 décembre 2016 par quelques bretteurs zélés. Depuis Abdou Diouf en 1992, aucun autre dirigeant sénégalais n’avait bénéficié d’un tel accueil. Au total, 143 chevaux de la garde républicaine, un détachement de l’escorte motorisée, honneurs militaires aux Invalides, réception à l’Elysée, Sénat, au Parlement, à la mairie de Paris et enfin un diner de gala, ont été autant de charmes déployés par Paris pour recevoir en grandes pompes, son hôte africain. Avec en sus quelques breloques ! C’est connu les nègres aiment les médailles !

« Dans une forteresse assiégée, toute dissidence est une trahison ». Saint-Ignace de Loyola.
Par Olivier DOSSOU FADO - 15/12/2016

Depuis plusieurs semaines, l’espoir a laissé place à la révolte sociale qui s’amplifie et gagne toutes les sphères au Bénin. L’entreprise politique néolibérale qui se met en place est celle pour laquelle les Béninois n’ont pas voté. Pis, les retombées négatives ne s’abattent que sur les petites gens, considérées par le pouvoir de Talon comme de simples variables d’ajustement. Un sentiment d’injustice étreint durement les populations. Cette saignée économique et sociale ne présage rien de bon. Elle pourrait se révéler fatale pour le régime actuel si des correctifs urgents ne sont pas rapidement envisagés.